Saisons thématiques

Le programme d’action culturelle du service commun de la documentation s’articule autour de saisons thématiques ainsi que de temps forts à l’initiative du service commun de la documentation ou qui relèvent de participations à des festivals ou journées nationales voire internationales (dont le Festival Premiers regards, le Festival America, le Prix du roman des étudiants, l'Open Access Week).

Ce programme couvre les objectifs (valoriser ses collections, imprimées, audiovisuelles et numériques, diffuser l’actualité de la recherche et participer à la réussite des étudiants en contribuant à former des esprits critiques et à développer activement leur culture de l’information) et les axes forts identifiés pour l’action culturelle du service commun de la documentation (cinéma anthropologique et documentaire, création littéraire, culture numérique, actualité de la recherche et débats de société, culture informationnelle).

Le programme d’action culturelle du SCD pour l’année 2020 s’articule autour de 2 cycles thématiques :


- Exposition "Bazouam, galerie sur route"
- Débat : "la restitution des biens culturels africains"
- Recontre : "La bibliothèque idéale de..."
- Conférence : "La fabrique des classiques africains"
- Clôture : "La couleur de la "Carte Blanche" "
Tous les évènements sont en ligne, en direct et sans inscription.

Africa 2020

Initiée par le Président de la République Emmanuel Macron, la Saison Africa2020 (initialement prévue de juin à décembre 2020) se déroulera sur tout le territoire français (métropole et territoires ultra-marins) de début décembre 2020 à mi-juillet 2021.

Projet panafricain et pluridisciplinaire, cette Saison ambitionne de faire changer de regard sur l’Afrique d’aujourd’hui, tous pays confondus, en présentant les points de vue de la société civile africaine du continent et de sa diaspora récente.

Conçue autour des grands défis du 21ème siècle, elle devra notamment permettre de s’interroger sur la diffusion des connaissances, la redistribution des ressources, la mémoire, le territoire ou encore la citoyenneté.

Axes thématiques & champs disciplinairesde la Saison Africa 2020


Cette Saison est pensée comme une "plateforme de partage de questionnements sur l'état des sociétés contemporaines qui, au-delà de l'Afrique, sont en résonance avec la France et le reste du monde. Les titres des thèmes ont été volontairement définis dans l'esprit de partitions ouvertes invitant à l'imaginaire" (source : Institut français).

ARTS : Arts Visuels (Arts plastiques, Photographie, Performance), Spectacle Vivant (Musique, Théâtre, Danse), Film, Littérature.
RECHERCHE & ÉCONOMIE : Sciences, Technologies, Entrepreneuriat (et développement durable).
ART DE VIVRE : Gastronomie (autour du changement climatique, de l'agriculture et de la biodiversité), Mode, Design, Architecture (ville durable et constructions vertes), Sports Urbains (Skate, Rollers, Football, Basketball, Jeux vidéo).

Carte Blanche à Gauz


Dans ce cadre, la bibliothèque universitaire et le réseaux des médiathèques de la ville de Nanterre proposent une carte blanche à l'artiste et écrivain Gauz'. Au programme : des rencontres, des débats, des performances artistiques et des expositions !

Né à Abidjan en 1971, biochimiste de formation, Gauz débarque en France en 1999 pour la raison officielle de finir ses études de biochimie, et pour la raison officieuse de « voir ailleurs ». Avec ou sans titre de séjour, Gauz aligne les expériences professionnelles de toutes sortes (de jardinier à concepteur de bases de données, de vigile à consultant à la Francophonie, etc.) se lance comme scénariste en 2004, puis devient documentariste, photographe, directeur d'un journal économique, rédacteur en chef d'un webmagazine, promoteur d'un prix littéraire... Depuis 2011, il est retourné vivre en Côte d'Ivoire d’où il assène romans (Debout-Payé en 2014, Camarade Papa en 2018 et Black Manoo en 2020, tous aux éditions du Nouvel Attila), scénarios (Niabla, Ici c Babi…) et pièce de théâtre (Cocoaïans, une nation chocolat).

"Novembre 2017, dans un amphithéâtre surchauffé de l’université Ouagadougou, Emmanuel Macron se fait huer pour une blague vaseuse sur les climatiseurs. Contrairement à tous les observateurs qui ont crié au mépris, je n’ai vu aucune condescendance, mais la conflagration de deux idées diamétralement opposées du monde. Une selon laquelle « climatiser » veut dire recréer indéfiniment son propre climat et le transporter partout où l’on va, quoiqu’il en coûte. Une autre, celle chez laquelle « climatiser » signifie s’acclimater, accepter les conditions qu’impose l’environnement en puisant dans des ressources d’imaginaires plutôt que dans des ressources naturelles.

Bouleversements géoclimatiques majeurs et spectaculaires, zoonoses mondiales à répétition, incendies géants, disparition accélérée de la biodiversité, océans au souffle court, et toutes sortes de cataclysmes naturels sont les signaux d’alarmes largement dépassés d’une catastrophe annoncée. La « Planète » en tant qu’habitat idéal de l’humanité est plus que menacée, elle est agonisante. Des kilomètres d’études et d’observations scientifiques rigoureuses désignent un coupable : les taux records de C02 dans l’atmosphère provoqués par l’exploitation abusive et sans réserve, depuis plusieurs siècles, de la nature pour le seul profit de la caste mondiale des supra-capitalistes. Incapable de se réinventer devant cette urgence, l’occident-du-profit-sans-limite, tel un navire fou, continue de voguer sur les mers déchaînées par un style de vie proprement mortifère pour une écrasante majorité d’une humanité spectatrice, impuissante, subissant les avaries en fond de cale sans jamais profiter du bal sur le pont.

Devant tous ces signaux d’alarme, les dogmes d’une économie qui a perdu la raison sont profondément ancrés dans cette incapacité civilisationnelle à se renouveler. Il est temps de se tourner vers d’autres imaginaires, d’autres idéaux, d’autres civilisations. Et durant les 4 derniers siècles d’expansion et de prédation occidentale, les « civilisations plastiques », celles qui ont montré les plus grandes capacités à se réinventer malgré l’exploitation et les agressions se trouvent, pour moi, sur le continent africain.

Imposez l’esclavage, l’odieux commerce des humains, et 400 ans plus tard, elles vous inventent la musique moderne mondiale (du blues au rock, du jazz au rap, de la techno au disco, du reggae à la pop, etc.). Sortez du tréfonds de leurs forêts des pièces de bois sculptés, montrez-les à Matisse, Modigliani, Derain, Picasso, etc. et vous obtenez l’explosion de « l’art moderne ». Imposez des langues étrangères, une écriture étrange et un nouveau système de valeurs spirituelles et elles fabriquent auteurs et œuvres majeures qui redessinent les contours des sociétés qui croient les dominer… Pour imaginer le changement radical de style vie qu’il faut mondialement s’infliger pour renverser le cours des choses, les regards doivent se tourner vers un Sud qui n’a pas encore (totalement) oublié que l’humanité est une petite part seulement de la nature, pas son maître. Le futur doit s’investir des imaginaires africains plutôt qu’investir en lorgnant sur la jeunesse de ce continent comme potentiel bassin de production et de consommation. La prétentieuse "American way of life" sorti de la domination guerrière et financière du 20e siècle doit urgemment laisser place à une "African way of life".

La passe d’arme ouagalaise entre le jeune président français et la jeunesse étudiante burkinabé a fait jaser. Au point d’en oublier le point sur lequel Emmanuel Macron met tous d’accord : "Ici se télescopent tous les défis contemporains. C’est en Afrique que se jouera une partie du basculement du monde".

Cette carte blanche à Nanterre est pour moi une occasion de ramener un peu de cet imaginaire si proche et si lointain d’une Afrique qui a déjà insidieusement commencé à changer le monde en recolonisant par… la beauté du geste. Petite colonie deviendra grande !" Gauz'
 

Le programme

  • [En ligne] Carte blanche à Gauz' & friends. Clôture : la couleur de la "Carte Blanche"
    Comme toutes bonnes choses ont une fin, Gauz' clôturera sa carte blanche le jeudi 15 avril après plusieurs semaines riches en évènements. La fermeture sera l'occasion d'un discours consacré à "La couleur de la carte Blanche".  Lire la suite
  • [En ligne] Carte blanche à Gauz' & friends. La fabrique des classiques africains
    Qu'entend-t-on par "classique africain" ? C'est tout l'enjeu de cette soirée qui, au fil des dialogues avec Claire Ducournau, nous éclairera sur cette thématique.  Lire la suite
  • [En ligne] Carte blanche à Gauz' & friends. La bibliothèque idéale de...
    Pour cet évènement, Gauz’ convie trois écrivains, un chercheur et une chercheuse, tous issus de milieux différents mais ayant en commun la littérature africaine, pour nous parler de leur bibliothèque idéale et ainsi, nous partager leur point de vue sur des questions actuelles. Cette rencontre a lieu dans le cadre du Sommet de Septembre de la saison Africa2020.  Lire la suite
  • [En ligne] Carte blanche à Gauz' & friends. La restitution des biens culturels africains
    Discussion entre Véronique Rieffel, galeriste à Grand Bassam, commissaire d’exposition et critique d’arts spécialisée dans les arts contemporains du Moyen Orient et de l’Afrique, Gauz’ et Ghislaine Glasson-Deschaumes, cheffe de Projet labex Les passés dans le présent / Université Paris Nanterre et membre associée Institut des sciences sociales du politique (UMR7220), autour de la question de la restitution des biens culturels africains. Cette discussion a lieu dans le cadre du Sommet de Septembre de la saison Africa2020. Elle est accompagnée de la projection du film de la performance d’Amina Meliane Bamba, dite « Amee » (slameuse) et de Gérard Bango (sculpteur). Le film d’Alain Resnais et Chris Marker, Les statues meurent aussi, point de départ de cette réflexion, sera disponible le jeudi 25 mars à 20h sur la WebTV de l’Université Paris Nanterre.  Lire la suite
  • [En ligne] Carte blanche à Gauz' & friends. Exposition de photographies de Gauz'
    "Bazouam, galerie sur route" est une exposition photo et un film documentaire montrés en 2017 au sein du village d'artistes-artisans de Grand-Bassam. Bazouam (qui a donné Bassam) signifie "aide moi à porter ma charge". Restant dans cet esprit de solidarité, l'exposition met en lumière le travail des artisans et pose la question des frontières entre art et artisanat.  Lire la suite

 

Le Travail 


Travailler c’est utiliser ses capacités physiques et/ou intellectuelles contre un revenu (salaire, honoraires, traitement, etc.) ; au sens économique du terme, une activité devient travail lorsqu’elle est rémunérée. Mais le terme travail recouvre des réalités très différentes et les dimensions constitutives de sa conception moderne ont émergé progressivement ; il fait l’objet de représentations construites qui révèlent des ambiguïtés liées à la polysémie du terme et au rôle ambivalent que le travail est censé jouer pour l’individu et dans la société.

Cette Saison autour du travail est portée par les bibliothèques de l’université Paris Nanterre.

Axes thématiques & champs disciplinaires

Projet pluridisciplinaire, elle s’inscrira aussi bien dans le champ des sciences et technologies, du droit, de l’économie et de la gestion, des sciences humaines et sociales ou de la littérature.

Les valorisations et événements organisés s'inscrivent dans des axes thématiques qui privilégient l’actualité éditoriale et n'épuisent pas le thème.

Les événements des bibliothèques

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Mis à jour le 19 mars 2021