Conférence suivie d'un Dialogue avec Aurélien Bellanger

Publié le 2 avril 2026 Mis à jour le 3 avril 2026

(16h) Conférence de Larry DUFFY (University of Kent) : Michel Houellebecq et la figure de l’auteur en médecin ; (17h) Dialogue entre le romancier Aurélien BELLANGER et Benjamin ARMAND (Université de la Sorbonne Nouvelle).

Date(s)

le 13 mai 2026

de 16h à 19h
Lieu(x)
BU - Le Pixel (salle de formation)
Cette conférence suivie d'une rencontre se tiennent dans le cadre du séminaire Houellebecq du CSLF - Centre des Sciences des Littératures en langue Française organisé par Agathe Novak-Lechevalier. Le séminaire est ouvert à toutes et tous.

 

A propos d'Aurélien Bellanger


Aurélien Bellanger est l’auteur de sept romans, et, entre autres, de plusieurs essais et d’un recueil des chroniques qu’il a tenues plusieurs années aux « Matins » de France Culture. Dès son premier roman, La Théorie de l’information (Gallimard, 2014), qui raconte l’épopée d’un homme (inspiré par la vie de l’homme d’affaires Xavier Niel, et fondateur du fournisseur d’accès Free) qui construit sa fortune sur l’essor de l’informatique. Immédiatement, Bellanger a été comparé par la critique à Michel Houellebecq – c’est à cet écrivain qu’il avait consacré son premier essai, qui était aussi son premier livre paru, Houellebecq, écrivain romantique (Léo Scheer, 2010). Après La Théorie de l’information, suivront L’Aménagement du territoire (Gallimard, 2016), puis Le Grand Paris (Gallimard, 2018), Le Continent de la douceur, (Gallimard, 2021), Téléréalité (Gallimard, 2021), Le Vingtième siècle (Gallimard, 2023) – tous romans qui manifestent aussi l’influence sur Aurélien Bellanger des écrivains du XIXe siècle, et en particulier de Balzac. Son dernier roman, Les Derniers jours du Parti socialiste (Seuil, 2024), roman à clés qui raconte l’ascension du mouvement politique français le Printemps républicain, le fait désormais souvent qualifier de « Houellebecq de gauche ». C’est cette filiation, et la particularité de son œuvre, qui se verront interrogées pendant le dialogue entre Aurélien Bellanger et Benjamin Armand, qui prépare à la Sorbonne Nouvelle la première thèse entièrement consacrée à l’écrivain.

Un peu avant 2000, j’ai découvert Houellebecq par hasard, en l’entendant lire des poèmes à la radio. (...) J’habitais alors en bordure d’une ville moyenne. Ma fenêtre donnait sur une vallée artificielle dont les arbres laissaient passer les lumières d’une zone commerciale. C’était très beau, très triste, et un peu menaçant. Tard dans la nuit, entre trois et cinq heures, le bruit du périphérique s’espaçait ; je pouvais entendre chaque camion qui passait, sur un arc de dix kilomètres. Parfois un bruit de dérapage m’obligeait à attendre le secours ambigu des sirènes. Je n’étais pas en sécurité dans ce monde. 
J’avais dix-neuf ans et j’étais en cristal. 
En entendant Houellebecq, j’ai compris aussitôt qu’une révolution littéraire avait eu lieu. La littérature avait repris son avance sur le monde, et il n’y avait pas de meilleure nouvelle. Le XXe siècle, avec son orthodoxie moderniste et ses impasses formalistes, venait de prendre fin. 

Houellebecq écrivain romantique, Leo Scheer, 2010
 

Mis à jour le 03 avril 2026